Pour déterminer ce que sera Palotchka, nous nous inspirons librement de la Sudbury Valley School et de l'Ecole du 3ème type telle que la définit Bernard Collot.


Sudbury

Traduction du site de Sudbury Valley School (www.sudval.org)

 

L'école Sudbury Valley est un endroit où les enfants sont libres. 

Leur curiosité naturelle est le point de départ de tout ce qui se passe à l'école.

Ici les élèves décident de leurs propres activités. Le personnel, le lieu et l'équipement sont là pour répondre à leurs besoins. On peut apprendre de manière formelle ou informelle, dans de grands ou petits groupes, ou encore individuellement. Les personnes de tous âges sont libres d’être ensemble à tout moment. L’interaction entre les élèves d'âges différents, l’aide mutuelle dans l’apprentissage et ceci dans tous les domaines - des relations humaines aux maths - est l’une des plus grandes forces de l'école.

Les élèves partagent la responsabilité de leur propre environnement et de la qualité de vie à l'école. L'école est gérée par l’assemblée hebdomadaire, où chaque élève et employé ont une voix : l’éducation à Sudbury Valley est aussi l’éducation de la démocratie sur le terrain.

Un aperçu de la vie de la Sudbury Valley School.

 



L'école du 3ème type

En France, Bernard Collot, ancien instituteur de classe unique, a développé et théorisé une approche très similaire a Sudbury depuis les années 60 : l'école du 3ème type.

Pour rappel :

- Le 1er type est l’école traditionnelle et son approche verticale de l’enseignement.

- Le 2ème type concerne les pédagogies comme Montessori, Freinet…

Dans la pédagogie Freinet, la Coopérative Scolaire tient une place importante : il s’agit de créer une vraie société d’étudiants capable d’administrer la presque intégralité de la vie scolaire. Freinet insiste aussi sur le tâtonnement expérimental qui induit une motivation très forte, une implication immédiate de chaque enfant, qui acquiert ainsi connaissance en lui et en ses possibilités de progresser par lui-même. Selon Freinet, l’intérêt réside aussi dans le fait que lorsque l’on apprend quelque chose que l’on a découvert par tâtonnement expérimental on s’en souvient sans effort.

Nous partageons également la vision de l’apprentissage de Maria Montessori : «L’intelligence ne peut être menée que par le désir. Pour qu’il y ait désir, il faut qu’il y ait plaisir et joie. L’intelligence ne grandit et ne porte de fruits que dans la joie. La joie d’apprendre est aussi indispensable aux études que la respiration aux coureurs.»

L’école du 3ème type est une conception globale de l’école dans une unique finalité : contribuer à la construction de l’enfant en adulte autonome, disposant des outils de l’autonomie pour être et agir dans une société où il ne sera pas passif. Si elle découle des pédagogies actives et Freinet dont elle prolonge les logiques, elle s’appuie sur une notion différente des langages et de leur construction (langages oraux, écrits, mathématiques, scientifiques, manuels, corporels, artistiques...). Ces langages sont des outils neuro-cognitifs interprétant et produisant des informations et des représentations ainsi que leurs expressions. Ils permettent l'appropriation des connaissances et leurs mises en action dans des savoir-faire et des savoir-être. Elle s'appuie aussi sur les avancées des sciences biologiques, neuro-biologiques et d’une façon générale celles qui se situent dans une approche systémique. L’école du 3ème  type est un système vivant (une entité dans un espace de vie) répondant aux lois de tous les systèmes vivants. Elle s’inclut dans l’environnement et l’écosystème social avec lesquels elle est en interaction et dont elle est un des espaces.  Les parents, le quartier, la ville sont partie prenante de l’élaboration de ses stratégies et de son activité.